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mercredi 27 juillet 2011

processus du fétiche
























































Et la ligne d'hésitation, de question, entre fétiche et photo : le régressif et l'entrée. Dramaticule de photographie. Entre la mort et la vie, si on veut descendre à la simplicité des enjeux. Photo pour la répétition, photo pour l'exposition.

Le mouvement est aussi celui du chez aux "moyens plastiques". Les divers écueils.
Piège du Sony, dont le Canon libère avec cruauté.

on peut : ici-même, savoir

On peut aussi, "je" peux (il faut bien y être, c'est de cette exposition-même qu'il s'agit), simplement examiner les difficultés du regard, d'être dans la position du regard. Les timidités, mais leurs contorsions : les simagrées de l'évitement, etc. En régime de stupidité sur un versant (ne rien voir : c'est commode comme tous les libéralismes), en régime de pusillanimité sur l'autre (ne pas engager).
Il y a une dramatisation de ça, une expérience de ça, qui est un espace exactement photographique. Qui n'a aucun intérêt à "montrer", à "reporter", rien à voir avec une communication. Mais. Quelque chose d'un intime du social, qui est en tant que tel important. Comprendre.
Décaper.

ce qui



dimanche 22 mai 2011

Pronoms

Quelque chose d'important dans : photo et pronom et peuple.
Quelque chose qui se sent comme un excitement. Une énergie. Enigme, et très-connu, on ne connaît que ça.

Le Canon est dur - toujours. Ces immenses vides qu'il étend. Ces blancs (as in whites, not blanks).

jeudi 21 avril 2011

ligne photographique

La ligne, de danger et de possibilité, ligne d'interface : entre désagrégation en poussière et quelque chose. Ligne de dépression, et de vie. (L'Immoraliste - ? - la mettait en fiction comme ligne de convalescence).

samedi 26 mars 2011

documentaries

documentaries, simplement.
L'énergie, la ressource, irradiant depuis ça.

fragilité

C. Boltanski, dans De la critique, nommant quelque chose qui est pour lui un objet explicité, construit, pour la sociologie pragmatique de la critique, mais aussi un caractère de sa contribution critique, cette délicatesse de l'attention, cette invention d'une qualité de l'attention anthropologique : sur la fragilité ["l'incertitude", d'accord, mais avec le mot on a basculé vers son fonctionnement, laissant la zone d'une intimité éthique] des institutions humaines. Des effets d'institution, que les grosses masses conceptuelles de la sociologie de la domination savent moins bien entendre et regarder jouer dans le fin des situations historiques.

La photographie, ce que j'en fais, ce pour quoi elle est précieuse : un mode de la fragilité, de l'émerveillement et de la panique (emmêlés dans un drama précaire, à temps très petit) que ça tienne.
A quoi ça tient. Toujours cette exclamation cette question. Les deux en même temps. Où.

samedi 12 mars 2011

où la photographie

Je pense à des lieux photographiques. Curieusement, la photo qui n'a pas à passer par l'être là - par un être-là à la Chambre claire, où on peut jouir de pleurer les pertes - mais est déjà photographie quand elle génère ces imaginations, ces créations micropolitiques.
Comment ces espaces qui se forment, qui apparaissent - dérivations, variations, de la colonne, paginus, d'un récit psychanalytique personnel - forment un travail, une "oeuvre" (on peut déboucher sur ces grands mots, cut down to size, en passant par les backwaters, les mineur, les ici). La vie du truc. Etonnant.
S'agit des lieux où aller photographier. Où aller planter le regard, son exploration, ses points d'interrogation. Où aller "me" planter. Flotter, être flottée. Les nouvelles idées qui se forment, qui évoluent. Le façonnement que ça fait. Modelage.
Les galeries d'art, Chelsea cet été à New York, qui n'a pas été réalisé presque du tout - quelque chose a amorcé, par une seule visite, et différant de ce qui avait été imaginé (les dehors et non les dedans, les dialogues, portraits possibles, "photographing people" après le stage avec Harvey Stein), certainement tout autre que le fantasme d'une manière, un mode de vie. Un je-pourrais-vivre-comme-ça. "Projet" (Susana G.). Cette qualité de virtuel, qui ne relève pas d'une déception, d'un pas-fait. L'espace, la situation photographique y est déjà active. Accompagné de Seven Days in the Art World, Sarah Thornton, lui aussi frôlé seulement, presque une entrée, mais bien un rêve, une suite, un fil, commencés. En vie.

Puis hier me vient : faudrait que j'aille parcourir les galeries du Marais. Ou plus simplement, plus establishment, Faut que j'aille voir Communitas au Jeu de Paume, il y a un nouvel accrochage à la MEP, etc. Où germe, petite bascule, petit pas d'avancée, de continuation (plutôt : produire du continu, autre chose qu'un progrès) : le lisse, l'infiniment orthodoxe, dominant, splendeur du pouvoir, de lieux d'exposition comme le Jeu de Paume, la MEP, tout tranchants qu'ils sont. Tout infiniment vivifiants, écarquillants qu'ils ont régulièrement été et sont pour moi.
La séduction de ces espaces lissés pour un rapport de public hypercultivé : les espaces (simplement le pouvoir de disposer de ces m2), le blanc et ses codes, les cartels, les leaflets, la com, qui indiquent assez la puissance qui ronronne aussi en coulisses, dans l'épaisseur sociale derrière le plan de façade. Mon amour, ma passion pour ces espaces (j'y respire, en passion et en scrupule sociologique, écoutant ce malaise, ses zones de fissure, où me glisser, photographiquement) où j'aime le radical du blanc, du cadre, de la légende, de la dramatisation de l'oeuvre "scénographie", etc. Mon aise là, qui est une sociologie, la mienne et celle de la photographie now. (Pendant seulement la période de mon propre intérêt, ces quelques décennies, l'évolution impressionnante : je l'ai vue).

Penser à ça, le revolve, le regarder (chercher comment : c'est le revolving, Revolving Lights, Richardson), le pratiquer. Photographiquement en virtuel, et en clichés. Simplement la nature sémantique de la pratique photographique. Inventer des espaces (curieusement, le microscopique, la pauvreté, insignifiant et déjà connu usé, de l'invention contenue dans ces observations, ne réduisant pas leur qualité de sens-vie. Par la photo aussi, l'innocence de "me" laisser traverser ces zones d'interrogation, même well trodden and more).

Etre là, la réalisation ("actualisation" si on veut l'appuyer dans sa dynamique avec le "virtuel") d'y être : me planter là. Ces expériences politiques.
There's more here, à suivre.
Que, évidemment, la photo est indissociable de la façon dont on la montre, et du rapport de public. Qu'elle doit travailler jusque là.
(Martin Parr fait une première - je crois - "installation" quand il passe à un nouvel appareil qui le conduit au grand angle, et à la copie laser des tirages, sur papier A4 industriel, en grandes mosaïques à même les murs, panneaux. Où un ingrédient noté aussi, comme constitutif : le fait d'une exposition simultanée (possible au moins) dans des dizaines de lieux d'exposition, divers pays.)
Que la culture prenne la photo, et se déploie, s'augmente, se transforme, avec elle, well and good. Mais que la photo prenne la culture. Aussi. Et c'est de ce côté qu'il y a à. Cette interface.

lundi 14 février 2011

écriture et photographie : temporalités de l'histoire

Quite taken by the narrative tone chosen for the photos published on Lens - les légendes, chères à Susan Sontag. Quelque chose comme un aspect de conjugaison, un narratif très particulier - un genre discursif qui évite la légende nominative, prend parti pour l'actif, mais contraignant par son moule des cas où ça sonne étrangement : où le délibéré du format résonne fort.
Quels sont les auteurs de ce parti pris? Décision éditoriale, dont la visée semble être un positionnement dans le photojournalisme. Pratique, activité, intervention.

"Egyptians erupted into celebrations over the announcement of President H Mubarak was stepping down, ending hi nearly 30 years of autocratic rule" ; "Jubilation reigned over the streets of Cairo after the news that..." ; "Egyptian antigovernement protesters celebrated under firework in Tahrir Square"...
Une qualité du récit historique, et de la temporalité de la photographie dans lui.
La story du journalisme américain.

vendredi 11 février 2011

dégagement - comfort zones

Pourrait aussi se prendre par ça : the comfort zones.
Le regarder dans les yeux, ce problème. Ce tendu, inconfort. Pas seulement négativement : en recherchant les dynamiques sourdes du backwater en lui. Mais les rapports de la photographie avec le plaisir, les raccommodages narcissiques, comme assurance sociologique, personnelle. En faire une anatomie. D'appartenance, d'orthodoxie, de centre. "Solidity" chez Woolf. Et les hystéries qui l'accompagnent (Naipaul, qui vient de loin), friselis, "irisé de" (Kristeva). L'inquiétude du majoritaire. La photo, definitely comme activité de ça, ces adhésions, capitonnage assidu, par panique ordinaire.

samedi 5 février 2011

chercher

Des semaines, des pans de temps entiers, à tenir à un fil, respiration artificielle, photographie forcée, publiée par effort de l'attention, pour voir, forcer voir.
Puis un dégagement, une aise, trouvée au creux de vraiment presque-rien. Une ressource infiniment fine, presque pauvre. Arpentant le dedans-dehors, la ligne de theatron, toujours. Mais, au lieu de la délibération (savoir de dehors, savoir articulé, délibéré, qui fait programmer des passages dans les lieux d'exposition, etc.), l'émotion trouvée (on serait bien en peine de la chercher), retrouvée dans son cheminement dans le corps : que c'est par là. Par un intime toujours facile à perdre. Par ce qui passionne, disons. L'inattendu de par où. Ce qui attire l'oeil, alors qu'il s'applique. C'est toujours plus retranché que je vois, toujours par un biais social très fort en backwater. Retraites sociales, zones photographiques pour moi, et curieusement par là lieux de l'exposition, et d'une politisation fine, minimale, une utopie de. Un où j'aimerais que ce soit un mode du politique, un point d'entrée, point de m'y-trouver-déjà-là. Quelque chose aussi d'une drôle de temporalité : un rétrospectif.
C'était au Bal, un certain endroit du premier mur d'accrochage photographié. Je cherche, je pointe, c'est oui je reconnais, des plans d'interrogation thématiquement corrects - et puis un coin de blanc et d'ombre, d'angle droit, d'un retrait presque à la ressource du formel. Les L, les satisfactions radicales, désertiques, des flooded with culture, dazzling with it : les blancs, les dynamiques des blancs-crème-gris, des angles, des cadres, des coins aux feuilles de papier et matériaux paraphernalia de la publication (cartels, cadres, spots, murs peints en blanc épais, décalques de letterings pour annonces, les rituels du commissariat et de la galerie...).

Reste qu'il faut chercher. Traverser ces .

Les entrées. Je suis au bord de. Regardé en détail le programme de plusieurs lieux de "mouvement social" hier, Démosphère. Au bord de la réalisation, du geste, mobilisation du corps - courage, en fait. Umph personnel et social. Ces tables rases, pratiques qui approchent des zones de désert, où une fragilité extrême, d'exposition à. Me planter là. L'audace délirante de.

Jean Rhys : the trickle / the lakes. Contributions to. There are such things as trickles of works. There are such values.

jeudi 27 janvier 2011

dans, in















Always the faint (or dramatic) poignancy of the dark in photography.

lundi 17 janvier 2011

temps de la photo - et taille de l'image

Maintenant je passe du temps à dérouler le temps de la photo - séjour en Israel. Séjour prolongé, toing and froing, circulations, cogitations. Considération, ce parcours ces boucles, ces mulling over, dans les pages de Chaque. Je comprends, je reprends, tweak here, clarification here. Des mots s'ajoutent, des correctifs. Ce qui se montre lentement, après-pendant.

Le temps des photos-Canon, toujours cette question continue à se déplier, à s'épanouir, à produire. Une dimension où ça vient, ça bouge, des choses fines arrivent : de la taille de la photo. Les pastilles Sony sont des images petites, à traiter par la vitesse, regarder vite (même si on peut aussi s'y abîmer, regarder éventuellement tout à fait longtemps ce regard tout en vitesse - the wonder of this! The simplicity of it which is nothing to do with the fetishism of paradox). Les articulations Canon sont des images grandes. D'où leur inexactitude dans le format de Chaque. (Comment exactement elles débordent. De quoi est fait ce.) Images pour le déplié, ce temps. So that's another question, with material decisions ("art"), interesting. Le sens de la forme, toute matérielle. Question qui s'engage dans la dimension de la publication.

samedi 15 janvier 2011

Doisneau, Contacts

"ça fout le camp dans tous les sens cette photo" (une rue et un petit dégagement de terrain vague, une femme rentre dans la diagonale de la photo vers le point de vision, quatre ou cinq figures font un groupe sur le bord gauche, mais un non-groupe, regards divergents, composition "humaniste" limite).
"une espèce de graine qui germe dans la tête des gens, et ça suffit". Right. L'indéterminé de ce "gens" m'intéresse. Dedans dehors de l'image, ça devient la photo.

Depardon, sur San Clemente

Dans son temps au sein de la série Contacts, Depardon :
"la douleur c'est le cadre
la lumière c'est le bonheur".
Séquence très parlée, très écriture. Question d'oralité, proche de Meschonnic. Comme une forme de tâtonnement, de recherche, dans l'écriture.

Il choisit, contrairement à la plupart des autres photographes sollicités, de prendre l'invitation à la parole sur des contacts par une oeuvre. San Clemente. Et comment ça secoue un photographe.

Chercher ; comment chercher

Je repense à Depardon : se donner la discipline de ne pas quitter son premier lieu d'expérience pour le projet "La France de RD" avant d'avoir trouvé comment, photographiquement. Ici, au bord de la mer dans le Nord somewhere, la décision, la bascule, vers la couleur. Déterminant pour l'ensemble du projet, sa spécificité même.

Je cherche comment, il y a déjà du comment en question, avec les lieux d'art-world, et principalement avec Boulevard. Et autres encore, naissances poussives, poussant.

Etude

Le temps de l'étude, ce format contrainte que je m'impose avec l'apprentissage du regard possible avec le Canon. La considération.
C'est pourquoi quelque chose d'inexact dans Chaque pratiqué au Canon. Ce n'est pas la bonne vitesse. Ou alors la question de la vitesse n'a pas encore pris une forme, pas encore devenue une question vivante de photographie. Le pénible d'une question pas encore tenue, ridden, enfourchée.
Pour le moment le sens qui semble se former avec l'allongement du format, là où je commence à sentir un plaisir, une aise, du sentiment du possible du regard, ses merveilles : dans le temps de la photo, singulier par le Canon. Temps allongé, temps de l'étude. Aussi, noté, le temps du drama. Une qualité politique spécifique elle aussi, je ne sais pas vers quoi elle ouvre, je vais voir, exactement.
La sensation du plaisir : que l'oeil ait à aller au large, dans la dimension. Balayer, et considérer pendant le temps de cette combinaison, cette prise ensemble. Autre chose que le "bloc". Temps de l'avec.
La puissance d'articulation du Canon : son format + sa qualité numérique étonnante. Pretty much infinie, à mon oeil. Détail, crowd, hyper-articulation, que je connecte facilement avec le vivisective. Entrer, entrer, plonger : l'immense dimension dégagée ici.
Après, l'exercice de la lumière.

mercredi 12 janvier 2011

Israel













Israël, un rapport à l'histoire. D'une complexité de présent très difficile à appréhender, il faut embrasser si large si profond.
La complexité, le tissé très serré, de la photographie israélienne - nécessairement contemporaine, et en diffraction par rapport à la tradition photographique sur la Palestine, coloniale, et même plus précisément britannique. Ces tranches.
L'art israélien, et quelque chose de la qualité de la jeunesse, politique et démographique. Ou modernité.
D'une position particulière dans la pratique, l'expérience, de l'héritage.

studio













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