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jeudi 27 janvier 2011

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Il y a tout ça, aussi, à ouvrir. Une qualité d'une certaine période, et d'une certaine région-parisienne (époque "banlieue", même ici dans les marges none-too-descript entre 17ème-18ème). Et une qualité d'histoire personnelle, qu'on peut prendre comme A. Ernaux avec Les Années, en retournant les doigts du gant et en regardant les sensations fuyantes d'écoeurement et de tendresse comme dépersonnalisées, histoire beaucoup plus que moi.
Les équipées dans la banlieue, je saurais même où commencer à aller, que je daydream quand je débouche de Denfert sur la ligne RER B, etc. On peut aller passer du temps là, éprouver, regarder ça dans les yeux. Parcourir. Et attendre de voir ce qui peut bien se passer photographiquement.

vendredi 25 juin 2010

blown-up, or staid

Certainly, the feel-good photos.
Different practices, with a tied-inness which requires much circumspection if one is to determine anything sayable about it (here, the diary pictures chaque, and the longue durée, the undertow).

The shock, ping of excitement, with Antonioni's Blow-up (1966). Sixties London!, and the colours, and the radicality of sensibility (creepy David Hemmings, wonderfully so), décrochements culturels et politiques remarquables, une modernité taillée dans ce qui apparaît d'un coup comme une masse, vieille masse. Mais la photo montrée : structure narrative de la photo de mode / photo de livre, "spent the night in a doss house", "burn these", le black&white noir de mascara, graphiteux, épais comme celui de la photo américaine des 70s (expo BN de l'an dernier). Les entrées violentes qui sont faites pour ces clichés trophées sociaux, mis en maquette de livre. Leur cynisme et leur radicalité, tout d'un. I'll have to think about that. Antonioni. Effraction par l'extérieur-supérieur (mais cette bourgeoisie blanche-propre est celle d'un nouveau fric peut-être, ou d'un accommodement avec upper-class/creative classes des années proto-pub, années juste après Mad Men. Mais aussi effraction par le milieu, les fractures, aller les craquer, les ouvrir. Moment d'un certain "social" britannique, travail social avec des inventions "documentaires" et des inventions "travaillistes" - après on aura Martin Parr et ses contemporains ethnologues du populaire. Cette époque d'un black&white, varié mais ensemble, en une culture. Temps du regard se formant brusquement, bientôt, vers les Cultural studies, Hogarth.

J'attends de "Photographing People" cet été de déboucher ce goulot où je me cogne d'une paroi l'autre, dans un louche politique non seulement inconfortable (ça se sent par le fait que ça se vit comme morale) mais : immobilisant. Bloquant la recherche, arrêtant, dispersant le désir.

jeudi 22 avril 2010

Not Outing














Et le comique de l'autoportrait impossible. Toujours sur le bout du désir, du nécessaire ; et le comique de ne pas, qui est déjà le même mouvement que le fait que ça ne ressemble à rien ; I look like nothing. It's never a photo. (Well, stranger still, has been; the once.)
C'est ce que forme régulièrement l'expérience d'aller voir de la photo : l'envie d'y être, le fait d'y être, d'y être emportée invitée mobilisée, lancée. C'est sous cette forme : d'une exposition, d'un y mettre mon corps, d'un commencer par ici il faut il n'y a que ce point de départ.
(Je pense à ces jeunes femmes intrépides, américaines blanches bien nées toutes propres et minces qui envoient leur corps se dégingander dans les performances des sixties : féministes, artistes, activistes de tous poils : archivées en vidéos à elles @ centre pompidou.)

Contrairement à Michael von Graffenried, qui me remet dans le trajet hier (nouvel accrochage MEP), je ne dis pas "outing" mais "entrer" - bien que le contraire ne soit que de chemins différemment empruntés pour quelque chose qui se ressemble. Ou simplement qui me renvoie à quelque chose qui ressemble, (me), qui me revient.
La différence première est que je n'ai rien à montrer : je n'attends pas que quelqu'un se trouve au bout de la chaîne, qui verrait, qui voudrait voir. (Que je sois un point désiré par un regard.) Je n'attends jamais un monde, un public, a tribe. Je ne m'attends pas à une société, ma. Mais le désert. Point de fragilité. La société qui me semble accessible est seulement celle que j'ai à chercher, à arracher, à passer par un paiement infini, pratiquement impossible, insupportable : par une exposition, etc.

mercredi 21 avril 2010

L'entrée

C'est la disposition d'un drame personnel, fin comme une feuille de papier. Pourtant l'énergie de ce drama. Y passent des ouragans qui ressemblent à des forces sociales, monstres, colosses. On y est tout secoué, ébaubi de s'y trouver, -- alors des autres? -- alors c'est comme ça?

Ce serait : le désir insistant, bélier et buté, d'une entrée ; et savoir que ces entrées sont d'avance frustrées, impossibles, sans commune mesure, en toute dimension que ce soit, à l'attente. L'attente en paraît tous les jours, évidemment, plus fausse - illusionnée, pleine de mythes rassurants et naïfs, de superstitions et d'ignorance, qui peuvent être chers et sympathiques comme des erreurs des récits longtemps compagnons. Comique, comme quand on se croit quelque chose. Se croit auteur (Rimbaud).
Reste ce drame, qu'on peut pratiquer comme tel. D'ici.
Tout ça à récrire : c'est pas ça. Garder seulement : l'entrée.

Aussi ce que fait un angliciste de ça.